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Comment je gère mon cerveau de TDAH à l'âge adulte


"Même si cela peut être épuisant de vivre dans ma tête, je me sens maintenant beaucoup plus apaisée après avoir appris et mis en œuvre des techniques qui aident à calmer mon esprit survolté"

Avant mon diagnostic, je supposais que mon bavardage intérieur, ma curiosité, mes interrogations, mon hypervigilance et mes réflexions excessives étaient assez normales.

Je me demandais pourquoi personne d'autre ne semblait si complètement épuisé à la fin de la journée à cause de son propre bavardage intérieur.

J'ai appris à force de recherches et de questionnements que le «H» dans le TDAH ne se réfère pas seulement à l'hyperactivité physique (bien que rester assis pendant de longues périodes ne soit pas facile pour moi). Il est également très lié à «l'agitation interne» et à un système nerveux en ébullition

Au fil de mes lectures c'était comme si je comprenais ce que je vivais depuis toute petite. Enfin, j'ai compris la cause de mon épuisement mental fréquent et pourquoi je préfère souvent écouter plutôt que parler.

Ne vous méprenez pas, avoir un cerveau qui fonctionne à une vitesse supérieure à la normale peut également être un énorme atout. Je suis la reine des idées, des résolutions de problèmes et de l'organisation de plusieurs tâches à la fois.

Mais avoir un esprit toujours en mouvement a causé au fil des ans des soucis de santé et une charge mentale excessive.

Avant que je reçoive le diagnostic de TDAH-HP, je pensais que j'étais quelqu'un de blasée, déprimée, limite bipolaire. Je me gâchais le plaisir de la plupart des situations avec mes scénarios angoissés de «et si» et de catastrophe. Maintenant, je reconnais que trop réfléchir et ruminer fait parti des symptômes du TDAH.

Bien qu'il puisse être épuisant de vivre dans ma tête, je me sens maintenant beaucoup plus apaisée après avoir appris et mis en œuvre des techniques qui aident à calmer mon esprit survolté :

1. Passez à l'action

Si nous avons tendance à vivre dans nos têtes, alors le moindre pas en avant peut parfois suffire à calmer nos pensées, nos inquiétudes et nos angoisses.

Rester dans sa zone de rumination conduit à la procrastination, au perfectionnisme, à la culpabilité, au syndrome de l'imposteur ou à croire que nous ne pouvons rien faire. Mais toute action nous conduit souvent hors de cette zone. L'action est l'antidote d'un esprit trop inquiet.

2. Essayez de chasser la négativité

Lorsque nous ne choisissons pas intentionnellement les bonnes pensées, la négativité peut rapidement devenir notre réalité et nous commençons à attirer des scénarios catastrophes qui correspondent au final à toutes nos peurs. Comme on dit le négatif attire le négatif, donc évitons de rentrer dans ce cercle infernal.

Faites un effort conscient chaque jour pour ramener votre cerveau à une pensée neutre (voire positive si possible) et éviter d'être aspiré par le négatif. Prenez cinq minutes le matin au levé pour méditer et respirer afin de diminuer votre hyperactivité cérébrale.

Quoi qu'il en soit, ne permettez pas à des pensées négatives de vous éloigner de votre chemin de vie et de limiter votre succès.

3. Entourez-vous d'une bulle de positivité

Les émissions de télévision ou les chaînes que nous regardons, les podcasts que nous choisissons, les personnes que nous fréquentons et les livres que nous lisons peuvent influer sur nos pensées négatives.

Focalisez-vous sur des activités et des personnes qui correspondent à vos valeurs et contribuent à votre paix intérieure. Intéressez-vous qu'à ce qui crée de l'énergie positive, de l'action et du changement dans votre vie. Si des activités ou des personnes vous tirent vers le bas, il est tant de faire un tri !

Qu'est-ce qui me fais me sentir bien? Qu'est-ce qui améliorerait ma journée? Que ce soit un cours de yoga, chanter, cuisiner, faire de l'exercice, danser ou discuter avec un ami, essayez d'incorporer un élément joyeux dans votre journée pour garder votre esprit dans un état plus positif.

4. S'accepter

Essayer d'arrêter complètement nos pensées ne fonctionnera jamais. Nous devons nous accepter tel que nous sommes. Cette résistance contribue souvent à nos batailles internes et à notre anxiété. En comprenant davantage notre cerveau, nous nous donnons les moyens de faire des choix de pensée conscients chaque jour.

Prendre une pause et respirer consciemment peut aussi faire des merveilles pour calmer l'esprit, tout comme la méditation : être conscient de nos pensées sans jugement …Soyez indulgent envers vous-même !

5. L'auto dérision aide énormément

Être capable de rire de nous-mêmes peut être un outil puissant vers l'auto-compassion et la gentillesse. Le sens de l'humour supprime la lourdeur d'une situation et permet de calmer des pensées trop envahissantes. Développez votre sens de l'humour et de la légèreté en embrassant votre vérité, en apprenant à accepter vos défauts et en parlant avec honnêteté.

6. Appliquez la gratitude


Chaque soir prenez un carnet et notez les choses positives qui se sont passées dans votre journée : un sourire, une chanson, un rayon de soleil ou le rire d'un enfant… c'est dans les petites choses de la vie que se cache le vrai bonheur.

A force de se concentrer uniquement sur le positif on arrive plus facilement à relativiser les situations du quotidien. Et en cas de petite déprime passagère ouvrez le carnet et relisez ce que vous avez écrits. Vous verrez d 'un coup la vie beaucoup plus belle !

J'espère que ces petites astuces vous aideront comme moi à vous éloigner de votre hyperactivité mentale et à ne plus souffrir de la négativité ambiante :-) Amicalement, Lily

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