Pourquoi j’ai l’impression de vivre à 100 à l’heure… même quand je ne fais rien
- Lily - Le Monde du TDAH

- il y a 3 jours
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Il y a des jours où, objectivement, je ne fais rien. Enfin… c’est ce que ça donne vu de l’extérieur. Je suis là, assise. Je regarde mon téléphone. Je commence quelque chose, puis je m’interromps. Je me relève. Je reviens. Je change d’idée. Et au final… rien n’avance vraiment. Mais à l’intérieur, c’est tout l’inverse. C’est le chaos. C’est rapide. C’est intense. Et surtout… c’est épuisant.
Le TDAH, ce n’est pas un manque de volonté. C’est un fonctionnement différent. Un cerveau qui capte tout, tout le temps. Les bruits, les pensées, les idées, les émotions… tout arrive en même temps, sans filtre. C’est comme si ton cerveau refusait de se mettre sur pause. Même quand ton corps, lui, ne bouge pas.
Cette fatigue-là, elle est difficile à expliquer. Parce qu’elle ne se voit pas. On ne transpire pas. On ne court pas. On ne soulève rien. Et pourtant, on termine la journée vidé. Pourquoi ? Parce que chaque décision demande un effort. Parce que rester concentré demande une énergie énorme. Parce que commencer une tâche devient un combat intérieur.
Et puis il y a le téléphone. Ce petit objet qui semble anodin… mais qui devient un piège parfait pour un cerveau TDAH. Tu te dis : “juste 5 minutes”. Mais en réalité, ton cerveau vient de trouver une source rapide de dopamine. Et il s’y accroche. Ce n’est pas de la faiblesse. C’est de la neurologie.
Pendant longtemps, j’ai cru que j’étais le problème. Que je manquais de discipline. Que je devais juste “me bouger”. Mais en réalité, je me battais contre quelque chose que je ne comprenais pas. Et le jour où j’ai commencé à comprendre mon fonctionnement… tout a changé.
J’ai arrêté de vouloir fonctionner comme tout le monde. J’ai commencé à adapter mon quotidien à moi. À simplifier. À ralentir. À enlever plutôt qu’à ajouter. Parce que le TDAH, ce n’est pas un problème à corriger. C’est un fonctionnement à apprivoiser.
Aujourd’hui, je ne cherche plus à être parfaite. Je cherche à être en paix avec mon cerveau. Et ça change tout. Moins de culpabilité. Moins de pression. Plus de douceur envers moi-même.
Si tu te reconnais dans ces mots… Alors sache une chose : Tu n’es pas paresseux(se). Tu n’es pas incapable. Tu n’es pas “trop”. Tu fonctionnes juste différemment. Et apprendre à vivre avec ce fonctionnement, c’est déjà énorme !! N'hesites pas à partager ton expérience avec nous en commentaire.
Lily
Le Monde du TDAH
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