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Rivalité entre frères et sœurs : Quand la violence entre dans votre maison ...


La rivalité entre frères et sœurs, en particulier dans les foyers confrontés au TDAH, peut devenir source de conflit et de mal-être dans une famille.

De plus, les frères et sœurs neurotypiques sont plus susceptibles d'étouffer leurs propres émotions et besoins face aux besoins énormes de l'enfant TDAH.

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Dans toutes les familles, les frères et sœurs ont tendance à apporter à parts égales joie et discorde. Quand un frère ou une sœur souffre de TDAH, ces émotions peuvent devenir très extrêmes et se transforment en énormes joies mais aussi en énormes peines.

Nous avons tendance à oublier que les enfants atteints de TDAH ne sont pas les seuls à lutter contre ce trouble. Les frères et sœurs neurotypiques sont aux prises avec leurs propres émotions difficiles, elles peuvent simplement être moins visibles. Pour eux les sentiments d'amertumes et de frustration liés aux symptômes du TDAH de leurs frères et sœurs peuvent être très présents.

Les frères et sœurs neurotypiques peuvent ressentir une pression supplémentaire pour bien se comporter et suivre les règles afin de minimiser le stress familial. Ils peuvent ressentir de la jalousie et du ressentiment à l'égard du temps supplémentaire, de l'attention et des ressources familiales nécessaires pour le frère ou la sœur atteint de TDAH. La colère peut monter en flèche quand ils perçoivent un traitement injuste et inéquitable, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus être tolérée. Certains frères et sœurs se mettent en retrait de la vie de famille, vivant dans leur propre bulle, pour éviter les conflits, gardant leurs sentiments cachés ou étouffés. Pourtant, les émotions sont là, érodant tranquillement le lien fraternel.



Stratégie fraternelle n°1 : assurer la stabilité et la routine à la maison


Pour instiller la stabilité émotionnelle, les parents doivent communiquer un sentiment de sécurité à leurs enfants - TDAH ou non. L'absence d'horaire ou d'activité récurrente peut engendrer beaucoup de stress. Sachant qu'un enfant TDAH peut souvent avoir un trouble d'anxiété comorbide, tout ceci risque d'être mal vécu.

Les routines et les règles à l'intérieur de votre maison peuvent aider vos enfants à se sentir moins anxieux. Manger, dormir, travailler et jouer à la même heure chaque jour apporte un sentiment de normalité et de sécurité aux enfants. Il est donc essentiel de mettre en place une certaine structure.



Stratégie fraternelle n°2 : Établir des règles de comportement acceptables


Les querelles entre frères et sœurs sont inévitables. Sans limites et règles de comportement claires, les enfants peuvent avoir le sentiment de devoir arbitrer eux-mêmes, ce qui est effrayant et accablant. Concentrez-vous sur quelques règles de base. Vous pouvez annoncer par exemple : "dans notre famille, nous ne frappons pas, nous ne nous insultons pas et nous ne nous blessons pas mutuellement". 

Les enfants doivent savoir que les désaccords sont acceptables, il est même normal de ne pas s'aimer de temps en temps. Mais les frères et sœurs doivent comprendre qu'ils sont toujours dans la même équipe et cela signifie prendre soin les uns des autres.



Stratégie fraternelle n°3 : Encouragez la communication des émotions et accueillez la


Il est primordial pour les enfants d'exprimer leur sentiment sans pour autant blesser l'autre. Un bon moyen de le faire est d'utiliser le pronom « je ». Exemple :

Au lieu que l'enfant hurle "ma sœur m'a pris mon ballon des mains alors que c'est le mien ! Elle a pas le droit !" qu'il la frappe puis qu'elle le frappe en retour, il devrait dire : "je me sens très en colère de ne plus avoir mon ballon dans les main. Je me sens tellement mieux avec car il est à moi".

La sœur n'est pas cité dans ses paroles et donc ne sera donc pas blessé, Cela évitera la surenchère. A cela le parent doit accueillir l'émotion en disant : " je comprend que tu sois en colère, tu en a tout à fait le droit. Mais dans cette maison nous n'avons pas le droit de se frapper. Trouvons ensemble le moyen d'expliquer ta colère à ta sœur autrement !"

Cette méthode fonctionne bien sur les enfants car nous validons leurs émotions et nous trouvons ensemble une solution au problème sans pour autant prendre parti de l'un ou de l'autre.

Stratégie fraternelle n°4 : Prendre en charge le TDAH dans sa globalité


Il n'est pas question ici de prôner uniquement les mérites du méthylphénidate seul. Bien évidement un traitement médicamenteux peut aider bien des situations. Mais cela ne doit pas être la seule solution. Le traitement doit être mis en place dans une démarche globale, entouré par des professionnels à l'écoute : Une thérapie Cognitivo-comportementale, un coaching en habiletés sociales, des séances de relaxation etc ... tout ceci peut aider grandement l'enfant à savoir gérer une situation de crise.